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Jean-Yves Masson, L’ange venait encore

05.11.2018

Aus: Onzains de la nuit et du désir

L’ange venait encore sur le seuil
et sans entrer tenait dans ses mains la lumière,
une lampe de faible éclat.
Et il disait : « Voici la lumière du soir,
tandis que des pays inanimés s’éveillent,
salue ce peu de jour que je tiens dans mes mains ».
Mais quand il eut parlé et que la lumière fut éteinte,
je vis que ses mains étaient lumineuses,
son visage baigné de larmes rayonnait.
Et lui, me désignant la nuit pour mon domaine,
disait plus bas : « Toute aube a dans ses mains le soir ».

 

Wieder stand der Engel auf der Schwelle
und hielt ohne einzutreten das Licht in seinen Händen,
eine Lampe schwachen Glanzes.
Und er sprach: „Dies ist das Licht des Abends,
während das entseelte Land erwacht,
grüße diesen kleinen Tag, den ich in Händen halte.“
Kaum war er verstummt, das Licht erloschen,
erblickte ich das Leuchten seiner Hände
und sein Gesicht, das in Tränen schwamm und strahlte.
Er wies die Nacht mir zu als Heimstatt
und flüsterte: „Jedes Morgenrot hält den Abend in der Hand.“

 

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