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Rainer Maria Rilke, Les Quatrains Valaisans IX

21.12.2016

C’est presque l’invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée;
il reste un peu d’une claire nuit
à ce jour en argent mêlée.

Vois, la lumière ne pèse point
sur ces obéissants contours,
et, là-bas, ces hameaux, d’être loin,
quelqu’un les console toujours.

 

Als käm aus dem Unsichtbaren, was da blinkt
auf dem Fittich im Tale;
es bleiben Funken, wenn die Nacht schon trinkt
aus Tages Silberschale.

Sieh, kaum noch lastet das Licht
auf den fügsamen Konturen,
und drunten, daß ihnen die Ferne spricht,
wehtʼs immer wie Huld auf den Fluren.

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